Le respect des voies1 cyclables est un problème relativement récurent lors des déplacements musculomobiles2. A Nice ce problème ne fait pas l’exception qui confirme la règle. Ainsi, il est fréquent de rencontrer des obstacles qui entravent la circulation voire même qui la bloquent, et finalement la rendent plus dangereuse que si aucune infrastructure cyclable n’avait été mise en place. Ces incivilités et ce manque de respect rendent caducs les efforts pour développer, sécuriser et promouvoir les modes de déplacements doux.
Au moins deux facteurs facilement identifiables et solubles
La ville de Nice propose régulièrement des événements dans l’espace public, et cela nécessite de “condamner” son accès. L’exemple de la piste de la promenade des Anglais est le plus frappant. Triathlon, carnaval, salon du goût italien, rallye automobile, vente de sapins… Tout au long de l’année, les activités qui s’y déroulent sont nombreuses et bloquent dans les deux sens la circulation sur la piste cyclable. Pour autant, des éléments de signalisation ne sont pas systématiquement mis en place pour protéger à la fois les piétons et les cyclistes qui l’utilisent. Ni panneaux (et lanternes pour la nuit!) signalant l’interruption temporaire de la piste pour cause d’éco-bio-carnaval, ni déviation pour laisser la place aux vrais sportifs (triathlètes et autres enfonceurs de pédales mais d’accélérateur). Une fois de plus, un courrier a été envoyé par l’association VIVA063 pour déplorer cet illogisme lors de l’organisation du Carnaval 2010 du “développement durable” qui bloque les vélos et déplante des arbres4.
Nos femmes et nos enfants ne sont plus en sécurité !
Alors que la piste cyclable de la promenade des Anglais est “l’outil” majeur de l’essor de l’usage du vélo en ville, la mairie passe complètement à côté de la piste en se tirant une balle dans le pneu du transport doux. Et puis, il y a aussi les travaux… et le manque de travaux. Certaines portions de pistes sont dangereuses par leur mise en oeuvre et manquent d’entretien. Pistes qui se terminent sur un trottoir, coupées par un arrêt de bus, nids de poules, plaques d’égouts, absence de signalement d’intersections … y a le choix.
Le cas du stationnement illicite5 sur les voies cyclables est d’une autre nature, et les effets ne sont pas loin d’être les mêmes. Un chauffeur qui s’arrête deux minutes pour acheter le pain ou stationne trois heures pour faire monter la pâte6 produit des problèmes identiques : un GROS DANGER pour les cyclistes. En devant sortir de la voie théoriquement sécurisée pour s’insérer dans le trafic automobile, le cycliste se trouve confronté à un danger plus important que s’il était déjà au milieu des voitures. Les vélos sont sensiblement plus7 pris en compte par les conducteurs de véhicules motorisés lorsqu’ils sont déjà insérés dans le trafic. De plus ce comportement qui n’est rien d’autre qu’une incivilité, n’encourage réellement pas les familles à tenter l’expérience de la piste cyclable dans ces conditions, que ce soit pour que les enfants rejoignent l’école à vélo ou pour des balades cyclo-sympathiques.
Informer – sensibiliser et …
Attendre le conducteur d’un véhicule afin de discuter pour l’informer qu’il s’est malencontreusement oublié sur une voie pour vélo, c’est parfois se retrouver face à une négation de la question, voire à un problème supplémentaire. Du “c’est pas grave” au “casse-toi pauvre con”, tout un panel de discussions vous sera proposé et pas toujours sur le mode doux ! Il y a aussi des manières plus anonymes et moins communicatives : glisser un prospectus adéquat8, utiliser le simplissime site internet mybikelane.com9, signaler le délit aux personnes concernées… qui n’a jamais été tenté de laisser un souvenir ? Faudra-t-il compartimenter davantage les voies de circulations et par là même les personnes pour qu’elles vivent ensemble en respectant leurs différences ? En alignant des vibreurs de démarcation10, en posant des palissades de poteaux métalliques et pourquoi pas en plantant des frontières d’arbres le long des voies cyclables, on finira peut être par créer des couloirs apaisés. Mais au prix d’un clivage social qui serait une preuve de l’incapacité à vivre ensemble.
La vélorution demande plus de divisions et de moyens pour la police ? Non !
Elle insiste sur le respect de tous les usagers de la route en commençant par les plus fragiles11 !

Tract - Pistes... RESPECT!
Vélorution!!!!
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